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Rencontre avec Alima Diarra, membre du comité de salubrité de Ngolobala
Quelle était la situation des femmes dans le village avant le forage ?
Avec nos filles on se réveillait vers 5h du matin pour prendre la route et faire 5 km pour de l’eau. Les petites ne pouvaient pas aller à l’école régulièrement. Le plus difficile était les maladies dues à la consommation d’eau insalubre, surtout pour nos enfants. Nous n’étions pas organisées, pas d’association des femmes et aucune initiative à cause du problème d’eau. Avec cette situation, même les hommes en souffraient car il était devenu difficile d’avoir une femme en mariage dans les villages voisins. En effet aucune famille ne veut laisser sa fille aller vivre avec un homme dans un village sans eau.
Quand nous avons appris qu’un projet était en route dans la commune, nous nous sommes mobilisées auprès des hommes pour que le village ait un forage.
Quels sont les changements aujourd’hui ?
C’était comme une renaissance des femmes du village. La réalisation du forage nous permet de dégager du temps. Nous pouvons entreprendre, faire du commerce d’embouche, de maraîchage… et nous avons créé une association des femmes. Grâce au gain de temps et l’appui que notre organisation à reçu, nous avons initié une tontine entre nous. Aujourd’hui notre association dispose de 400 000 FCFA. Nous n’avions jamais imaginé que c’était possible.
Et dans votre vie de tous les jours, qu’est-ce qui a changé ?
Je suis soulagée. Toute ma famille utilise l’eau potable, cela a beaucoup amélioré la santé de mes enfants. En plus, j’ai suffisamment du temps pour tenir un petit commerce. Je vends des produits locaux sur les marchés hebdomadaires. Cette activité a beaucoup amélioré mes revenus et ma famille vit mieux.




